TitrePOD - Collegia. Le phénomène associatif dans l'Occident romain
Auteur(s)Dondin-Payre Monique, Tran Nicolas
Année de publication2012
CollectionScripta antiqua
Volume41
VilleBordeaux
Isbn978-2-35613-067-9
NotesPOD (Print on Demand)
Nb de pages312
Prix19€
Poids500
DisponibilitéEn stock
4ème de couvertureLes collèges sont sans doute les structures collectives non institutionnelles les plus répandues dans l’empire romain. Où qu’ils soient, leur organisation est similaire : un règlement régit l’inscription, l’administration, les réunions, les objectifs de ces communautés, dont le fonctionnement est soumis aux lois de l’empire, qui sont reconnues sur le plan administratif et surveillées par les autorités, soucieuses de ne pas laisser se développer des pratiques susceptibles de troubler l’ordre public. Les collèges sont désignés par un nom, qui semble refléter le lien qui rapproche leurs membres : une divinité, une profession, une spécialité, un ancrage territorial, une pratique funéraire… ; mais tous sont polyvalents, se réunissent pour célébrer un culte, pour partager un banquet, pour choisir des représentants, pour solliciter un patronage, pour honorer l’empereur, pour goûter la convivialité. Nés en Italie, ils se diffusent dans tous les corps sociaux, armée comprise, et dans toutes les provinces, notamment en Occident où leur nombre et leur variété sont considérables. Ils constituent donc un témoignage de romanisation, et leur étude est susceptible d’éclairer “l’Empreinte de Rome sur l’Occident” sous un aspect non pas élitiste, mais “populaire” au sens premier, c’est-à-dire qui concerne l’ensemble de la société, non pas à titre exceptionnel, mais dans le quotidien. Pour appréhender au mieux le phénomène, leur diversité est mise en valeur tant sur le plan thématique (religieuse, professionnelle, funéraire, structures associatives parallèles…), que géographique (provinces nord-occidentales, péninsule Ibérique, rives de l’Adriatique, Égypte), ou chronologique (persistance des collèges jusqu’au ive s.), à travers une série de contributions, les unes larges, les autres ciblées par région ou par spécialisation, fondées sur une documentation essentiellement épigraphique et papyrologique, dont l’exploitation est facilitée par les indices.

The colleges are probably the most widespread among the non institutional collective structures in the Roman Empire. Their organisation is the same whatever their locations: regulations rule the registration, the management, the meetings, the objectives of these communities whose operation is subject to the laws of the Empire; they are acknowledged at the administrative level and controlled by the authorities anxious to curb practices likely to disturb the public order. Colleges are referred to by a name which seems to indicate the link between their members: a divinity, an occupation, a speciality, local roots, funeral customs. However they all have various functions and meet in order to worship a divinity, to attend a banquet, to choose representatives, to seek a patronage, to honour the emperor, to share friendly moments. They appeared first in Italy and spread among the whole society including the army and to all the provinces, particularly in the Western part where they are numerous and diverse. Therefore they bear testimony to the romanisation process and their study is likely to throw light on the “mark of Rome on the West” considered not from an elitist point of view but from a “popular” one, namely concerning the whole society in daily life and not on special occasions.
In order to best understand the process, the diversity of the colleges in the Roman Empire is emphasized on the thematic level (religious, occupational, funeral diversity, similar associative organisations) as well as on the geographical (north-west provinces, the Iberian peninsula, the Adriatic shores, Egypt) or on the chronological one (the colleges lasted till the ivth century) thanks to various papers, some extensive, others centered on regions or specialisations, based on epigraphic and papyrological documents whose use is made easier thanks to the numerous indexes.

Los colegios son, sin duda, las estructuras colectivas no institucionales más difundidas en el Imperio romano. Estén donde estén, su organización es similar : un reglamento rige la inscripción, la administración, las reuniones, los objetivos de esas comunidades cuyo funcionamiento se somete a las leyes del Imperio. Se reconocen a nivel administrativo, y se vigilan por las autoridades, con afán de no dejar desarrollarse prácticas que puedan afectar al orden público. Se llaman los colegios por un nombre que parece reflejar lo que reúne a sus miembros : una divinidad, una profesión, una especialidad, un origen territorial, una práctica funeraria, etc. pero todos son polivalentes, se reúnen para celebrar un culto, para honrar al emperador o disfrutar de la convivencia. Aparecidos en Italia, se difunden dentro de todos los cuerpos sociales, incluso el ejército, y en todas las provincias, así como en Occidente donde su nombre y su variedad son ingentes. Constituyen así un testimonio de la romanización, y su estudio puede aclarar la “imprenta de Roma en el Occidente” en su aspecto no tanto elitista, sino “popular” en el primer sentido de la palabra, es decir con respecto a la sociedad en su conjunto, fuera de lo excepcional, sino en el día a día. Para acercarse mejor al fenómeno, se pone de relieve su diversidad tanto en el plan temático (diversidad religiosa, profesional, funeraria, estructuras asociativas paralelas), cuanto en el plan geográfico (provincias del Noroeste, Península Ibérica, orillas del Adriático, Egipto), a través de una serie de contribuciones, unas anchas, otras centradas en una región o una especialidad, basadas en una documentación fundamentalmente epigráfica y papirológica, cuya explotación se facilita con índices.