TitreExploitation et commercialisation de la pourpre dans l'Empire romain
Auteur(s)Christine Macheboeuf
Année de publication2020
CollectionDAN@
Volume4
VilleBordeaux
Isbn9782381490083
ÉditeurAusonius Éditions
DisponibilitéÀ paraitre sur UN@
4ème de couvertureLa teinture pourpre marine tirée des coquillages appelés communément Bolinus brandaris, Hexaplex trunculus et Purpura haemastoma fut exploitée de l’âge de Bronze au milieu du XVe siècle après J.-C. Mais, c’est indéniablement du IIe siècle après J.-C. au Ve siècle après J.-C. que la production de pourpre fut la plus intensive. Les Romains furent en effet très attirés par cette teinture animale qui était à l’origine symbole de pouvoir. Ainsi, les élites dépensèrent des sommes folles afin de pouvoir porter des vêtements pourpres dont les auteurs anciens n’eurent de cesse de vanter la beauté.

Ce travail sur l’exploitation et la commercialisation de la pourpre dans l’Empire romain suit la chaîne de production de la teinture pourpre, de la pêche à la vente des produits finis. C’est ainsi que sont évoqués tout d’abord la pêche aux murex, les différents moyens de les conserver vivants et les traitements qu’ils recevaient afin de livrer leur suc tinctorial. La fabrication de la teinture est détaillée étape par étape et les écrits anciens sonnt éclairés par les résultats de l’archéologie expérimentale. Une hypothèse de travail sur les causes des différences de couleurs du suc tinctorial des murex selon leur localisation géographique est évoquée et celle-ci amène à étudier l’ars purpuraria et les nombreuses couleurs créées par les teinturiers. Les ateliers côtiers qui sont les principaux lieux producteurs de pourpre font l’objet d’une étude détaillée au terme de laquelle une reconstitution est proposée. Le statut des hommes, des pêcheurs aux teinturiers, ayant exercé leur activité au sein de ces ateliers sont exposés et la gestion des ateliers producteurs impériaux est abordée. Pour finir, les résultats de nos expériences sur la conservation du suc tinctorial permettent d’évoquer la possibilité de teindre en pourpre à l’intérieur des terres. À cette occasion, sont étudiés les acteurs de cette production ainsi que les métiers et les lieux liés à la commercialisation de la pourpre.