TitreDu pillage à la conscience patrimoniale en Grèce et dans l'Empire ottoman : le rôle des Français et des autres Occidentaux (XVIIIe-XIXe siècles)
Auteur(s)Irini Apostolou, Alessia Zambon (dir.)
Année de publication2022
CollectionScripta Receptoria
Volume23
VilleBordeaux
Isbn9782356134813
ÉditeurAusonius Éditions
RésuméAu fil du XIXe siècle, les Occidentaux, notamment les Français, ont contribué, par leurs acquisitions ou par leurs réactions face aux spoliations, à l’émergence d’une conscience patrimoniale en Grèce et dans l’Empire Ottoman. Par une approche interdisciplinaire et comparative, les contributions réunies dans ce volume retracent cette histoire autour de trois temps forts : les voyageurs qui ont arpenté ces régions jusqu’en 1830, l’essor des recherches archéologiques françaises au XIXe siècle, essentiellement menées sous l’égide de l’École française d’Athènes, et l’attitude des Ottomans, Grecs et Occidentaux face à la progressive valorisation et à la protection du patrimoine antique.
Nb de pages300
Prix19€
DisponibilitéÀ paraître
4ème de couvertureComment, entre le XVIIIe et le début du XXe siècle, passe-t-on du pillage acharné des antiquités, mené surtout par les pays occidentaux, à l’émergence d’une conscience patrimoniale en Grèce et dans l’Empire ottoman ? Tout aussi étrange que cela puisse paraître, ces aspects sont les deux faces de la même médaille qu’il faut les étudier en parallèle pour saisir toute la portée du phénomène. Réunissant les contributions de spécialistes issus de plusieurs pays – France, Grèce, Turquie, Italie, Espagne, Belgique, États-Unis – ce volume retrace quelques éléments marquants de la période allant de la redécouverte d’Olympie au XVIIIe siècle au don d’antiquités par la Grèce à l’université de Paris en 1919. Il s’agit d’environ 150 ans pendant lesquels on assiste à une lente évolution du regard porté par les populations locales et par le monde occidental sur l’héritage antique de la Grèce et de l’Empire ottoman. L’inertie initiale des autorités ottomanes a permis et encouragé plusieurs siècles de spoliations de la part des Européens, dont le but - officieux ou officiel- était d’enrichir les collections publiques ou privées. Le nouvel État grec essaye, dès sa fondation en 1830, de mettre un terme à ces enlèvements, tandis que l’Empire ottoman fut plus lent à saisir l’enjeu de la protection de son patrimoine antique. Malgré l’adoption par les deux pays de lois encadrant ou interdisant carrément l’exportation d’antiquités, les grandes puissances européennes continueront tout au long du XIXe siècle à piller les monuments antiques des deux côtés de l’Égée, sans regard pour la législation locale et sous le prétexte de recherches scientifiques. Le volume montre aussi comment les Occidentaux – et en particulier les Français – ont contribué par leurs acquisitions ou par leurs réactions face aux pillages des autres, à éveiller une conscience patrimoniale auprès des Grecs et des Ottomans, accélérant dans certains cas la mise en place de mesures de protection.