Nature et société, de la Rome ancienne à la première modernité : représentations, savoirs, hantises
Nature et société, de la Rome ancienne à la première modernité : représentations, savoirs, hantises
Nouveauté

Scripta Receptoria 33

Nature et société, de la Rome ancienne à la première modernité : représentations, savoirs, hantises

Natura e società da Roma antica alla prima età moderna : rappresentazioni, saperi, inquietudini

Élisabeth Gavoille & Ida Gilda Mastrorosa (dir.)

Ce 3e volume de la série ERA consacrée à la réflexivité environnementale dans la Rome antique et ses prolongements jusqu’à la première modernité, traite des relations entre nature et société à travers divers témoignages de la littérature latine et néolatine : visions idéales et modèles inspirés par la nature dans la poésie, “patrimonialisation” socioculturelle de l’eau au Ier siècle et valorisation du travail agricole, dénonciations des dommages causés par la civilisation et le goût du luxe, perceptions et interprétations des catastrophes naturelles.

19,00 € TTC

Ce 3e volume de la série ERA, consacrée à la réflexivité environnementale dans la Rome antique et ses prolongements jusqu’à la première modernité, traite des rapports entre nature et société. Comment étaient pensées et représentées les interactions avec la nature, tout à la fois cadre d’existence et objet d’activités humaines, ordre cosmique et norme éthique, puissance de production et de destruction ? Les treize études réunies ici en proposent divers témoignages à travers les littératures latine, néolatine et vernaculaire.

La première partie présente des visions idéales et des modèles inspirés par la nature : paysages de la Rome primitive à l’époque augustéenne, descriptions du locus amoenus chez les poètes tardifs Reposianus et Tiberianus, images allégoriques dans les traités de poétique de Joachim Vadian, Marco Girolamo Vida ou Jules-César Scaliger. La deuxième porte sur l’exploitation rationnelle des ressources : “patrimonialisation” socioculturelle de l’eau au siècle de l’Empire, éloge du travail agricole dans l’Hortulus du bénédictin Walafrid Strabon, valorisation de l’agronomie dans l’activité éditoriale de la Renaissance. La troisième section s’intéresse aux dénonciations des dommages causés par la civilisation romaine, à propos de l’extinction de l’éléphant d’Afrique du Nord (Pline l’Ancien, Themistius), ou des violations infligées à la nature par l’avidité humaine et le goût du luxe (Sénèque, Lucain, saint Jérôme). La quatrième concerne la perception des catastrophes naturelles (incendies, éruptions volcaniques, inondations et épidémies, tremblements de terre), entre occasion politique de bienfaisance, interprétation religieuse d’un châtiment divin et explications savantes héritées de l’Antiquité.

29/01/2026

Élisabeth Gavoille est professeure de langue et littérature latines à l’université de Tours.

Ida Gilda Mastrorosa est professeure d’histoire romaine à l’université de Florence et chercheuse associée de l’université de Bourgogne.