La guerre et ses traces. Conflits et sociétés en Hispanie à l’époque de la conquête romaine (IIIe-Ier s. a.C.)
La guerre et ses traces. Conflits et sociétés en Hispanie à l’époque de la conquête romaine (IIIe-Ier s. a.C.)

Mémoires 37

La guerre et ses traces. Conflits et sociétés en Hispanie à l’époque de la conquête romaine (IIIe-Ier s. a.C.)

François Cadiou & Milagros Navarro Caballero (dir.)

70,00 € TTC

L’étude des traces laissées par l’armée en Hispanie, et, pour le cas qui nous occupe, dans le Nord-Est de la Citérieure, présente un intérêt remarquable. Ceci s’explique parce que l’on peut affirmer, sans aucun doute, que la présence romaine dans l’Hispanie d’époque républicaine fut, au fond, celle de son armée. Il est impossible d’écrire l’histoire de cette période sans prendre en compte ce facteur, soit directement, par le biais de l’analyse de l’activité proprement dite des différents contingents militaires au service de Rome, soit indirectement, à travers l’impact de cette présence sur les territoires. De ce point de vue, l’archéologie constitue le moyen privilégié pour comprendre la présence et/ou l’activité de l’armée romaine dans le Nord-Est de la péninsule Ibérique, en dépit de lacunes de la documentation pour certaines périodes, comme par exemple pour la première moitié du IIe s. a.C. Ce travail prétend analyser, à partir des témoignages archéologiques actuellement disponibles, la présence et le déploiement de l’armée romaine républicaine dans le Nord-Est de la Citérieure. Le cadre chronologique est celui à l’intérieur duquel s’est développée la stratégie d’occupation et d’implantation militaire, depuis son origine, en 218 a.C., jusqu’aux débuts de la période augustéenne. On tentera d’évaluer la nature des témoignages, et leur signification, en les replaçant dans le contexte historique général, marqué par trois moments de plus grande intensité des conflits (225-175 ; 125-75 ; 50-25 a.C.). L’objectif consiste à aboutir, dans chaque cas, à une typologie des traces laissées par le dispositif militaire. Pour ce faire, nous partons de l’hypothèse que, d’une manière générale, le fil conducteur de cette implantation, celui qui détermine la visibilité du fait militaire sur le plan archéologique, correspond aux pratiques en matière de logistique et à la façon dont celles-ci ont évolué et se sont adaptées en fonction des nécessités des armées de conquête tout au long de la période.

01/01/2014
volume
37
Pages
650
Langue
français, espagnol