Le monde romain n’est ni statique, ni figé, ni fermé ; malgré les incertitudes et les dangers, de nombreux voyageurs n’hésitent pas à le parcourir. Sont examinées ici toutes les formes du voyage, d’abord publiques, ou semi-publiques, à l’exclusion du domaine militaire : déplacements exigés par la bonne administration ; mutations diverses ; ambassades dépêchées à Rome ; fréquentation des assemblées provinciales… Elles sont facilitées par l’existence du cursus publicus, service d’état. Du semi-public relèvent les déplacements commerciaux, des trafics locaux au grand commerce international. Enfin, les voyages privés, comme les séjours d’étude ou de formation, l’installation dans les grandes métropoles de l’Empire, le tourisme et les pèlerinages, sont très pratiqués. De nombreuses installations sont mises à la disposition de tous ceux qui circulent aisément, grâce au réseau routier. C’est par des études fondées essentiellement sur les documents épigraphiques que tous ces points sont abordés dans ce volume. Il présente aussi, suivant les traditionnelles Rencontres de nombreuses trouvailles épigraphiques, provenant en majorité d’Italie et qui trouvent là leur première publication.
Poser une question et y répondre aussitôt, changer tout à coup d’interlocuteur, faire parler une autre personne : autant de procédés – rassemblés sous l’appellation de dialogisme – que nous utiliso...
Anne-Marie Favreau-Linder, Sylvie Franchet d’Espèrey & André Rehbinder (dir.)
Les relations politiques et économiques des cités de l'ouest de la mer Noire avec le monde grec (Ve-Ier siècles a.C.)
En étudiant le littoral occidental de la mer Noire, de Nikônion à l’embouchure du Dniestr à Apollonia du Pont au sud de la Bulgarie, ce livre propose une nouvelle vision des échanges entre les cit...