Scripta Antiqua 131
Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète
Date de parution : 01/01/2020
Scripta Antiqua 169
De Solon à Philopoemen. VIe-IIe s. a.C.
Cet ouvrage s’attache à réparer une lacune historique en s’intéressant au vieil âge des Grecs. Nos sources sur la question sont dispersées et certainement réduites mais elles offrent des éclairages sur des destins personnels comme sur la position sociale d’une génération. Son ambition est de dépasser les constructions littéraires de la triste vieillesse de sortir les vieux de leur état d’apesanteur historique pour les ancrer dans des familles, des milieux socio-économiques, en prêtant attention aux écarts entre les genres et entre des individus marqués par des états différents. Il examine les activités publiques ou privées, les fonctions qu’occupent les ainés et montre que ce sont des acteurs sociaux qui ne comptent pas pour rien.
Dans le monde grec, les vieux ne forment pas une catégorie sociale déterminée, ni même une catégorie d’âge formelle : il n’y pas de basculement générationnel à un âge donné, applicable à l’ensemble d’une cohorte démographique, ouvrant sur une nouvelle étape de la vie. Les vieux ne forment pas non plus un groupe de référence tant les univers sont segmentés et les parcours en fin de vie divergents. Qu’est-ce donc qu’être vieux en Grèce entre les VIe et IIe siècles ?
Pour apporter une réponse, force est d’adopter une pluralité de points de vue en analysant des sources variées, en considérant des individus issus des différents milieux socio-économiques, en prêtant attention aux écarts entre les sexes. À échelle des maisons, les conditions matérielles qui s’imposent aux vieillards amènent à l’aisance ou au besoin ; l’existence ou l’absence de relations familiales, horizontales et verticales, sont synonymes de protection ou d’isolement. Le vieil âge fonctionne à cet égard comme un miroir grossissant des inégalités, portées à l’extrême. À échelle des collectivités, les niveaux et les formes de l’engagement des aînés dans le domaine public, leurs contributions dans la vie politique, militaire ou religieuse des cités sont tout aussi diverses : ce sont là des domaines où jouent le milieu et le genre, fortement discriminants en termes de reconnaissance et d’utilité sociale. Ainsi, il n’y a pas, dans le monde grec, de vieillard “témoin” ou “moyen” car chaque espace de sociabilité constitue un lieu de construction du vieux ou de la vieille.
“Être vieux”, c’est une expérience à la fois singulière et collective qu’il faut restituer dans chaque contexte historique. Tout l’enjeu du sujet est de rendre justice à l’ensemble du spectre social, de faire apparaître l’hétérogénéité des états, des comportements, des fonctions, des lieux assignés, des relations aux proches ou aux pairs.
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