Les mondes tribaux dans les provinces maurétaniennes
Christine Hamdoune
Les Maurétanies, Tingitane et Césarienne, tardivement intégrées dans l’Empire romain, se distinguent des autres provinces africaines par l’importance de communautés rurales sédentaires (gentes) dont le type d’organisation politico-sociale, fondée sur des liens familiaux et régie par la coutume, est reconnu par Rome. Ces régions sont aussi les premières à sortir de l’Empire au moment de l’arrivée des Vandales, qui favorise la mise en place de royaumes maures au sein desquels s’observent des manifestations diverses du processus de construction d’identité ethnique, plus ou moins marquées par quatre siècles de relations complexes avec Rome. Cet ouvrage propose une analyse de ces relations en fonction du degré de marginalité des populations maures, de la périphérie des centres romanisés aux zones frontalières.
La réaffirmation des structures tribales pendant les “siècles obscurs” qui précèdent la conquête arabe découle en partie de la perte de confiance dans les institutions romaines des élites tribales romanisées et christianisées, à la suite de la guerre de Firmus, mais aussi de l’installation de populations maures venues du sud : toute une partie de l’Afrique est désormais tournée davantage vers les axes de circulation et d’échanges avec les zones présaharienne et saharienne.
Pratiques et lieux de la décision démocratique en Ionie et en Carie hellénistiques
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