Polychromie
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Polychromie

Regards croisés sur l'usage, l'emploi et la matérialité de la polychromie dans les sociétés anciennes

Vincent Baillet, Aurélie Mounier & Rémy Chapoulie (dir.)

22/10/2025

Vincent Baillet est docteur en archéologie antique, actuellement à Archéosciences Bordeaux dans le cadre d’un post-doctorat en archéologie grecque et du numérique qui vise à la mise en œuvre d’une approche interdisciplinaire sur le temple d’Apollon pour mesurer des phénomènes physiques qui sont de nature à renouveler notre compréhension du fonctionnement de l’espace oraculaire et des expériences vécues par les pèlerins (gestion de l’eau, de la lumière, des processions). Ses recherches en archéologie antique se focalisent sur l’architecture, l’ornementation et la polychromie. Tout au long de son parcours académique, il a développé une double compétence fondée sur l’acquisition de technologies numériques avancées (modélisation 3D, photogrammétrie, lasergrammétrie, 3DGIS) appliquées aux sciences archéologiques

Aurélie Mounier est ingénieure de recherche CNRS à l'IRAMAT-CRP2A spécialisée sur l'étude des matériaux et techniques de la couleur (pigments, colorants, liants) et sur le développement de méthodes spectroscopiques portables pour les étudier. Son double parcours académique (histoire de l'art & physique appliquée) lui a permis d'obtenir un doctorat en sciences archéologiques en 2010. Après plusieurs années de post-doctorat et de contrats d'ingénieure financés par le labex LaScArBx et la région Aquitaine, elle rejoint le CNRS en décembre 2018. Elle s'investit dans le développement de techniques analytiques portables (caméras hyperspectrales), indispensables aujourd'hui pour étudier les œuvres d'art fragiles (peintures, manuscrits, polychromies, textiles…). Pour compléter la gamme d'appareils, elle a notamment co-inventé et breveté un fluorimètre LED portable (dépôt INPI en décembre 2014, suivi d’une extension de protection à l’international en décembre 2015) grâce à l’accompagnement de la Satt Aquitaine. Le 1er prototype industriel produit par une entreprise locale (Erma Electronique) a pu bénéficier d'améliorations significatives grâce à une collaboration avec une société allemande (Freiberg Instruments) qui a fourni un 2e prototype désormais commercialisé (Licence d’exploitation signée en 2018). Le dispositif a également trouvé des applications dans l'industrie agroalimentaire, le contrôle qualité, le pharmaceutique, etc.

Rémy Chapoulie est professeur de physique pour l’archéométrie et le patrimoine culturel à l’Université Bordeaux Montaigne. Il a été élu au Comité scientifique des sciences humaines et sociales du CNRS (2000-2004), au Conseil National des Universités de France (CNU Milieux denses et matériaux 2006-2008) et à la commission de la Recherche de la Région Aquitaine (2004-2010). Il a été directeur de deux laboratoires dans le domaine de l’archéométrie et des technologies 3D (anciennement IRAMAT-CRP2A et ARCHEOVISION). Il est actuellement chercheur à l’UMR 6034 Archéosciences Bordeaux, et il est responsable de la plateforme Archeovision (SHS-3D). Il est membre du conseil scientifique de son laboratoire et du conseil scientifique du département de recherche en sciences archéologiques de l’université de Bordeaux. Ses activités de recherche concernent l’étude physico-chimique de matériaux anciens (céramiques, lithiques, pigments, verres, faïences, estampes, tapisseries, etc.) et la taphonomie des parois de grottes préhistoriques. Il développe notamment l’utilisation d’instruments mobiles pour les mesures physico-chimiques in situ (à l’aide de lumières, lasers, rayons X…), et il travaille sur l’intégration de données scientifiques dans des Systèmes d’Informations Référencées en 3D.