Pourquoi revenir parler aujourd’hui de “travail” dans les sociétés anciennes, au prix d’un certain anachronisme ? Tout d’abord, parce que la notion de travail demeure un outil heuristique toujours stimulant et essentiel pour retracer, sur les temps longs, les lignes de force économiques, sociales et symboliques, agissant dans les mondes anciens. Ensuite, parce que cet intérêt répond aux mutations profondes de notre époque et à l’exigence réflexive de l’historien qui ne saurait jamais faire abstraction du présent. Face aux changements soudains et sans doute irréversibles des innovations contemporaines, la réflexion sur les sociétés anciennes, grecques et romaines, avec leur “étrange familiarité”, dévoile nos propres trajectoires et peut éclairer non seulement des aspects essentiels du passé, mais aussi de notre présent. À partir de différentes thématiques et approches, les essais réunis dans ce volume visent à apporter leur contribution au débat en cours.
20/02/2026
Maria Cecilia D'Ercole est professeur d'histoire ancienne.
Le déploiement de l’archéologie préventive et les nouvelles approches méthodologiques (ADN et isotopes, modélisation bayésienne, LiDAR...) ont renouvelé très largement la documentation et les probl...
Stéphane Blanchet, Théophane Nicolas & Bénédicte Quilliec (dir.)