Sabine Luciani, avec la collaboration de Patricia Zuntow
Le succès remporté par la somptueuse exposition “Moi, Auguste, empereur de Rome…”, qui s’est tenue au Grand Palais en 2014 à l’occasion du bimillénaire de la mort du princeps, témoigne de la fascination exercée, aujourd’hui encore, par Octave-Auguste, qui fut le fondateur du principat tout en se présentant comme le défenseur des libertés et le restaurateur de la res publica. Or, parallèlement à l’iconographie officielle, la littérature offre un précieux témoignage sur les ambiguïtés politiques, juridiques, morales, sociales et culturelles qui caractérisent l’action du prince et la mise en place du nouveau régime. Cependant, pour être des témoins lucides de leur temps, Virgile, Horace, Ovide, Tite-Live et les autres n’en furent pas mois des acteurs influents, qui contribuèrent non seulement au renouvellement des formes artistiques, mais à l’élaboration d’un nouvel imaginaire politique. Les contributions rassemblées dans le présent volume, qui est issu du colloque “Auguste en mots”, organisé dans le sillage de l’exposition parisienne, examinent la relation – tantôt harmonieuse, tantôt conflictuelle, mais toujours ambigüe – entre sphère politique et sphère littéraire autour de l’image d’Auguste.
Cet ouvrage propose de confronter deux extensions paradoxales de l’art, non plus entendu comme compétence particulière mais étendu à la totalité de la vie. D’un côté, l’art d’aimer ovidien est une ...
Alors que la plupart des études sur le soldat romain privilégient la documentation d’époque flavienne et antonine, plus riche et plus variée, cet ouvrage collectif centre son cadre chronologique su...
Yann Berthelet, François Cadiou, Pierre Cosme, Manuel de Souza & Olivier Devillers (dir.)